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Le Retour du Jeudi

Programmation culturelle - Janvier/Avril 2014

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Crédit F.Labit

Jur - Retour du Jeudi - CUFR JFC

Le Retour du Jeudi continue sa route à partir du 16 janvier 2014.
Le fil rouge reste la qualité et la gratuité des spectacles proposés aux étudiants ainsi qu'à un public exérieur pour des découvertes toujours plus surprenantes.

A noter : Le festival Complot sur le Campus repart pour une neuvième édition le jeudi 24 et vendredi 25 avril 2014.

Jeudi 16 janvier / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Iaross, rock exploratoire

Iaross est à la croisée d'influences vastes allant de la chanson française au rock, et jusqu'aux frontières de l'électro, de la transe et de l'expérimentation. Héritier de Ferré, Bashung ou Noir Désir, le rock de Iaross laisse une belle place à une écriture cinématographique. La fulgurance de la rime nous propulse dans un univers aux distorsions de violoncelle, faisant écho à des rythmes riches et des riffs de guitare enivrants, pour un ensemble étonnant à grands coups d'images, de flashes et de mélodies entêtantes.

Jeudi 23 janvier / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Poli dégaine, marionnettes insolentes
De et avec Estelle Charlier et Romuald Collinet.

Deux marionnettistes en cavale trimbalent une arme d'hilarité massive : ils dégainent la marionnette la plus célèbre du monde, Polichinelle, et s'apprêtent, avec un enthousiasme effréné, à donner le spectacle dont ils ont vanté l'exceptionnel mérite. Mais comme prévu, rien ne se passe comme prévu. Poli rechigne à interrompre sa sieste, refuse de jouer et dézingue tour à tour ceux qui l'assaillent pour le motiver à remplir son rôle : le chien, la poule, dame Gigogne, ses vingt-deux bébés, le policier, le bourreau et même les squelettes de la mort, toutes les marionnettes y passent. Poli s'en fout et envoie systématiquement tout balader dans un immense éclat de rire. Car Poli rit de tout. Même de la mort.

En partenariat avec la Scène nationale d'Albi.

Jeudi 30 janvier / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Jur, folk en état de grâce

Jur, derrière ce nom étrange se cachent une grande femme filiforme, puissante, et une voix profonde et poignante, crevassée par l'émotion brute, vibrant comme une polyphonie tellurique, un bouquet de chardons. L'univers s'impose dans sa singularité irréelle, mêlant les histoires et les langues (espagnol, catalan, français, anglais), le doux et l'amer, le cri et le murmure.

Jeudi 6 février / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Régis Maynard, solo théâtral et un peu (désan)chanté

« Quand ma femme m'a quitté, je me suis fait un sandwich. » Moïse Létanche est assis sur la table de sa cuisine parce qu'une inondation a envahi sa maison, et comme un cataclysme n'arrive jamais seul, sa femme est partie en Zodiac avec le capitaine des pompiers. Il a réussi à sauver les dernières victuailles de son frigo, et c'est en parlant de la qualité d'un jambon sous vide ou de la différence entre le surimi en bâtonnets et celui à la coupe, qu'il dit sa nostalgie du bon temps de la vie de couple et, au fil de son monologue dérisoire et humoristique, invente des recettes de survie pour les hommes abandonnés ou un kit du mari cocu.

Le spectacle sera précédé d'une scène ouverte slam, avec Jeff Champo. Amenez vos textes et vos oreilles !

Jeudi 13 février / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Le voyage intraordinaire, solo à pédales
Texte d'Eric Durnez. Avec Cyril Puertolas, Compagnie Kiroul.

Un homme à la bouille espiègle et chaleureuse débarque sur scène à vélo. Il a quitté son village pour une destination inconnue : marcher pour se tenir compagnie et tenir compagnie au monde, telle est sa feuille de route. Il a croisé toutes sortes de personnages étonnants, le camionneur en route vers la Grande Ourse, la princesse des oranges, l'aubergiste des jours heureux, le manieur de paradoxes, l'enfant au triple regard, le patriarche de l'humanité, la dame obèse qui se mangea une main... pour finalement revenir, des paquets de liberté plein les poches, chez ceux qui n'ont pas osé partir, et leur parler d'horizons à franchir, et de ces odyssées dont l'unique but est de se trouver soi-même.

Jeudi 20 février / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Patrice Caumon, chanson dégagée

Humour ravageur, dérision et autodérision sont les armes de ce garçon pour affronter les difficultés de la vie... et de la scène ! Patrice Caumon est un bateleur et un amuseur qui va prouver qu'on peut chanter tout en grinçant des dents, un poète blagueur, mégalo, provocateur, baratineur, roublard et vache, qui règle ses comptes et joue sur les mots avec un humour décalé et une énergie rock. Entre ses textes a capella aux énergiques accents hip-hop et son improbable duo avec une cantatrice en duplex depuis la Belgique, le public est pris à parti dans des situations aussi loufoques qu'hilarantes.

Jeudi 27 février / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Sébastopol, homme-orchestre

Sebastopol est un homme-orchestre (un one-man-band comme on dit au pays du rock) doublé d'un bricoleur de génie, tout droit sorti des années 30, quand le blues était joué à même le bitume. Assis au creux d'une véritable malle aux trésors, il joue de tout : guitare hawaïenne, harmonica, ukulélé, banjo, contrebassine, et de nombreux instruments bricolés, la cafetière en si bémol, la batterie multi-bidouilles, la contrebasse de fumisterie, la pompe à vélo-jazzoflûte ou encore la planche à laver soutenue par des percussions à pédales issues de quelque brocante. Le répertoire brinquebalant de cet inventeur lunaire et enthousiaste va du blues au gospel, en passant par la musique cajun, la country, avec un soupçon de parfum hawaïen ou oriental. Tout ça en un seul homme !

Jeudi 20 mars / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Grob, blues punk garage

Formé en 2010 dans la région toulousaine, Grob livre un rock généreux au son garage, teinté de blues et de punk. Le trio réunit les ingrédients essentiels, contrebasse, guitare et batterie, et nous offre des compositions qui se situent quelque part entre Elvis et les Dead Kennedys. Un pur moment de rock'n'roll comme on l'aime !

Jeudi 27 mars / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Daltin & Milone, duo d'anthologie

Ce duo pour violon et accordéon est un tandem original : de formation instrumentale classique à l'origine, l'accordéoniste Grégory Daltin et le violoniste Simon Milone ont été très vite amenés par leurs instruments à explorer des univers musicaux très différents, qui composent le répertoire de ce concert, outrepassant les frontières stylistiques : jazz, tango, musique électroacoustique... Bach, Bartok, Piazzolla, Gardel y rencontrent des œuvres résolument contemporaines.

En partenariat avec la Scène nationale d'Albi.

Jeudi 3 avril / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Marie Sigal, oniric folk

Les chansons de Marie Sigal sont de petites constructions de rêve singulièrement précises : tissages de mélodies et de silences, enchevêtrements de voix et de sons. Elles nous embarquent entre cimes et abîmes, dans des univers saisissants, entêtants, parfois hypnotiques. Après un premier disque teinté d'électro-trip hop, le nouveau répertoire voit un retour à des chansons folk et oniriques, en anglais principalement, et une musique acoustique, baignée de voix, de cordes et de quelques percussions. Les climats oscillent entre obscur et lumière, portés une vive énergie, rythmique et mélodique. C'est un ensemble instrumental au son à la fois épuré et luxueux, une musique contrastée, un pur chant fait de ruptures, de vertige, de nuances.

Jeudi 10 avril / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Iraka, rap trip hop

Iraka est auteur de délits de langage, fauteur de trafic de rimes, coupable de recel d'âmes, dealer de textes stupéfiants, et engagé dans la mauvaise voix. Le contenu poétique de ses textes dépasse la narration. C'est le langage lui-même qui est remis en question, et à travers lui, la quotidienne condition humaine. La voix est enrobée d'un trio guitare, basse et batterie, dans un registre trip hop. C'est simple, c'est posé, c'est sombre, léger, violent et lumineux, tendre comme un fruit offert. Ou amer comme l'arrière-goût de la déviance.

Le concert sera précédé d'une scène ouverte slam, avec Jeff Champo. Amenez vos textes et vos oreilles !

Jeudi 17 avril / 18 h 30 / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Horla, cordes sensibles

Horla, c'est avant tout un chant brut et une parole qui cherchent la grâce. Les textes ouvrent une fenêtre sur l'indicible, l'intime, l'amitié, le mensonge - ou la révolution. Entre valse rock et chanson, ce quatuor offre un clair-obscur habile et sans concession, dont les nuances viennent des cordes (guitare, violon, violoncelle, contrebasse), soutenues par un batteur (qu'on a pu voir avec Miss White and the Drunken piano).

COMPLOT SUR LE CAMPUS # 9

Gratuit et ouvert à tous
Neuvième édition pour l'écofestival organisé avec les Comploteurs festifs et les associations du campus.

Jeudi 24 avril

Psykick Lyrikah, rap d'avant-garde

Psykick Lyrikah est un projet à géométrie variable emmené par le rappeur et compositeur Arm. Celui-ci propose sa propre vision du rap où le lyrisme des textes est mis en valeur par la sobriété du flow et où les productions, aussi puissantes qu'aériennes, balaient un large spectre musical bien au-delà de l'obscurité apparente en surface... Psykick Lyrikah sort le rap de son ghetto confortable pour le confronter à l'electronica ou au post-rock les plus exigeants. Lignes de six cordes taillées au cordeau, diction de plomb, textes emphatiques et enragés, voici l'anti-formule de cette oeuvre d'une impitoyable beauté, dans la lignée Zone Libre vs. Casey & B-James, La Canaille ou Rocé, invités des Complots précédents.

Dupain, folk step occitan

Sam Karpienia et Pierre-Laurent Bertolino, après quelques années passées à expérimenter des sons (magnétophones à cassettes, détournements d'instruments, synthétiseurs ou percussions diverses), ont fusionné cet univers décalé et singulier avec la langue et l'héritage populaire occitans : ce fut Dupain. Sous ce nom aussi simple que possible, se cache un métissage atypique et organique, un art brut musical de forces percussives et de mélodies à danser ou à écouter, réunissant vielle à roue, mandole, flûte, contrebasse, batterie, et un chant au lyrisme profond, âpre et unique. Ce blues hypnotique et enragé puise aux tréfonds de la Méditerranée, là où le provençal et le français se colorent d'espagnol, d'arabe et d'italien, et se nourrit de l'ivresse du rebetiko, de la fièvre du flamenco et de l'énergie du rock.

Vendredi 25 avril

Orchestre Tout-Puissant Marcel Duchamp, joyeux foutoir musical

Ce nom improbable annonce un bouillonnant bordel, une branlante auberge espagnole, un radeau médusé allant sa dérive consentie au mépris des cartes d'état-major. Ce sextet nomade, réunissant contrebasse, violon, trombone, marimba, guitare, batterie et chant, propose une musique ample et généreuse, faisant fi de tout esprit de chapelle, agrégeant autour du même principe de plaisir de multiples héritages traditionnels : les forces du désordre free, l'alphabet pulvérisé du rock, la science de la musique contemporaine, l'effronterie du punk, la mémoire à facettes des musiques populaires et les fantaisies spéculatives des musiques savantes. Ce cannibalisme musical résonne en popsongs versatiles, tour à tour ludiques et incandescentes, drôles et emportées, assumant sans effet de manche son traditionalisme futuriste à fragmentation, dans un art conjugué de la fête et de la guerre mêlant, sur le plancher défoncé d'un vaudeville primitif, danses nuptiales, chants de bataille et quelques cérémonies burlesques où chamanes et clowns s'enivrent au même tonneau. C'est un cabaret fantastique mis à sac par la réunion surréaliste de sorciers hilares, d'un orchestre de chambre et de quelques voyous échappés d'un bidonville imaginaire.

 

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