RDV culturels

[concert] Mocking Dead Bird

Mocking Dead Bird, un oiseau mort moqueur dans une forêt d’ombres. Entre rock bleu et dark folk, le quartet dijonno-toulousain résonne avec élégance sur fond d’histoires étranges, de ballades crépusculaires. Le chanteur, Daniel Webster Scalliet, est déjà venu au Retour du Jeudi avec Facteur Sauvage, tout comme le bassiste Sébastien Bacquias avec Etenesh Wassié. Ils sont ici accompagnés d’Aymeric Descharrières aux claviers et Fabien Duscombs à la batterie. Cousins germains de Nick Cave, ils sont d’une peuplade à l’œil profond, au cœur à hauteur de vignes.

[Ciné-concert] L’adieu aux Floralies

Construite en 1972, la résidence des Floralies à Ramonville est un bel exemple de l’architecture utopiste, quand l’urbanisme devait changer la société. 40 ans plus tard, ce quartier de 276 logements, emblème de progrès, n’est plus qu’une cité fantôme promise à la destruction. Le documentaire de Sylvain Luini, avec ses habitants et leurs souvenirs, dévoile un mode de vie particulier, imprégné d’une architecture singulière et collective.

[Annulé] Tchewsky & Wood, mélopées électro cold

Comme son nom ne l’indique pas, Tchewsky & Wood est un trio, qui invente une transe électro-mantra tribale sur d’envoutantes mélopées post-punk, bâtissant un monde futuriste et charnel à partir d’une pulsation et d’une voix.  Dans un long chant polyglotte (anglais, russe, rromani, français), ces chansons à balle réelle réchauffent l’âme à la lumière noire de ce timbre grave et charnel, et de ces rythmes sinueux qui mutent en sonorités rock ou technoïdes. Un son imbibé des années 80 à la KaS Product, entre cold-wave hypnotique et transe d’aujourd’hui.

[spectacle] Confessions d’une femme hachée, théâtre d’objets coupants

Une fille de boucher, à l’humour bien tranché, nous livre les morceaux les plus intenses de son histoire cabossée. Amarrée à sa boucherie familiale, cette femme fait jaillir les non-dits, les désirs enfouis, à grands coups de couteaux bien aiguisés. Sa manière singulière de résister ravive le goût de l’audace et de la liberté! Derrière la poésie clownesque et la force symbolique de l’objet, l’universel et l’intime s’entrelacent, pour mettre en lumière ce qui rayonne dans les profondeurs d’êtres ordinaires. Un spectacle terriblement drôle autant que terriblement cruel.

[spectacle] La part égale, solo qui déménage

Il ne lui reste plus qu’à fermer le dernier carton. Enfin, ce n’est pas vraiment « il », en fait c’est « elle ». Elle préfère que les mots soient justes, surtout au sujet du sexe. Et dans le genre, elle aime bien scotcher les clichés pour faire la part des choses. Alors en attendant de retrouver son chat pour quitter son appartement, elle dresse l’état des lieux de sa société. C’est l’histoire d’une femme qui... déménage ! Et si être un garçon manqué, c’était également être une fille réussie ?