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Le Retour du Jeudi

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Retour du Jeudi - CUFR JF Champollion

Rictus - Retour du Jeudi - CUFR JF Champollion

Pour ce premier semestre, ce sont environ 60 personnes (étudiants, et public extérieur confondus) qui chaque jeudi ont choisi de passer au foyer à partir de 18h pour se délecter de la programmation éclectique du Retour du Jeudi.

La nouvelle saison redémarre le 17 janvier avec deux événements majeurs au cours du second semestre : les journées électriques (du 2 au 5 avril 2013) en partenariat avec la Scène Nationale d'Albi et le GMEA, suivies de la huitième édition du festival étudiant Complot sur le Campus (17 au 19 avril 2013) animée par les Comploteurs Festifs et les associations étudiantes du Campus.

 

Askehoug / Jeudi 17 janvier / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Askehoug c'est un drôle de dandy décadent qui  interprète Je te tuerai un jeudi... La chanson titre du spectacle sonne comme la promesse d'un règlement de comptes aussi léger que glaçant. De l'inertie du couple à la dérision d'une époque en plastique, Askehoug décortique l'humain, mi-bionique mi-animal, en maniant son scalpel d'un air détaché.

Toujours dans un esprit Smart & Piggy (chic et cochon), ce dandu décalé surprend par son groove classe et décadent, sa voix grave façon Artur H, son chanté-parlé jazzy à la Gainsbourg, mêlé au côté hip-hop foutraque et décalé des Beastie Boys et au lyrisme désuet de Serge Lama, avec même une étonnante révérence à Jean Rochefort pour son humour, sa poésie et... une certaine ressemblance physique.

 

Kestekop II / Jeudi 24 janvier / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Après avoir sévi sur le campus en one-man-band, mais aussi avec Teppaz & Naz et le Roi nu, le motherfolker Kestekop est de retour, flanqué cette fois d'Eric Boccalini, batteur aventureux et éclectique (qui accompagnera également la lecture de Pessoa lors du Retour du Jeudi 11 avril).

La ballade sonique de ce duo se nourrit de rock'n'roll rugueux, de blues sale et de jazz bruitiste, le tout dans une ambiance que ne renierait ni le diable, ni sa soeur : le Jon Spencer Blues Explosion hurlant du Bashung sous une pleine lune à Istanbul, caressé par le saxophone strident de John Zorn se frottant au piano dissonant de Nick Cave.

www.myspace.com/bnazmusic

 

Michel Cloup / Jeudi 31 janvier / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Chanteur, guitariste et machiniste hyper actif depuis les années 90 (dans Diabologum et EXPérience notamment) Michel Cloup est à présent accompagné du batteur Patrice Cartier pour conjuguer rock moderne et hybride, héritier de Sonic Youth ou Neil Young, avec une manière particulière de poser sa voix, une sorte de spoken word mélodique, entre chanson, slam et hip hop blanc, pour dresser un état des lieux jamais facile où l'humain se cherche une place, perdu dans un monde fataliste où les idéaux ont quitté le radeau. Son concert est une intime dérive rock à travers l'absence, la confusion, la colère, la nostalgie.

www.michelcloup.com

Jacques le Fataliste / Jeudi 7 février / 18h / Foyer Bâtimen P.Ambic / Gratuit

D'après le roman de Denis Diderot. Mise en scène : Pascal Papini. Avec : Pierre Barayare.

Comment, à travers une seule voix et un seul corps, retranscrire la matière foisonnante de ce roman précurseur et visionnaire où se croisent récits édifiants ou grivois, dialogues, adresses aux lecteurs, sentences, réflexions philosophiques ou morales ? Dans ce spectacle, le personnage de Diderot est tout autant maître de cérémonie, conteur et acteur. Tour à tour imprécateur, confident, complice ou mystérieux, ce "parleur" s'adresse au public, allant de questionnements en digressions. Un théâtre sans auteur, sans intrigue et sans acteur, à l'image de la vie elle-même, comme si comble de l'art au théâtre, c'était sa disparition... dans le réel.

En partenariat avec la Scène Nationale d'Albi

 

Otchakowski / Jeudi 14 février / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Otchakowski, musicien polyvalent, goûte d'abord au métal, avant de devenir MC Monsieur au sein du duo Khodbreaker, dojo hip hop francophone de geeks avertis. Il fonde ensuite Plebeian Grandstand, formation dans laquelle il nourrit de rythmes chamanes un post-hardcore des plus chaotiques et abrasifs.

A partir de 2009, MC Monsieur s'adjoint les service de Gregory Buffier à la guitare et Cymon Lamarre à la basse : c'est le trio Otchakowski, nom déterré dans les histoires tourmentées de la famille, mais chanté ici comme un écho apaisé. C'est une manière d'aller plus loin dans l'unité de toutes ces expériences multidirectionnelles. Et quand leur live démarre, la nuit est chargée d'émotions fortes, d'accalmies lunaires, de crissements mélancoliques. C'est ainsi que ces ambianceurs iconoclastes partagent leur mystique.

 

Apporte moi de l'amour / Jeudi 21 février / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Texte de Charles Bukowski. Interprétation : Pascaline Hervéet. musique : Chantal Morte

Pascaline Hervéet, la chanteuse des Elles, qui a déjà joué Joseph au Retour du Jeudi : on ne saurait trouver meilleure interprète pour Apporte-moi de l'amour, superbe nouvelle de l'écrivain américain Charles Bukowski. Elle fait littéralement corps avec les mots. Mais avec une certaine distance, une certaine élégance, ouvrant l'espace, appelant l'imaginaire du spectateur autour du texte. Toute la poésie, la violence, l'humanité de Bukowski sont là, mises à nu.

Le duo Chantal Morte (composé de deux anciens de Pusse, acueilli sur le Complot en 2011) apporte son univers sombre et sobre, décalé, brut et minimaliste, foisonnant d'idées et de sonorités. Voilà une rencontre détonante, pour un spectacle hors normes. Ce n'est pas une lecture, ni un concert, ni du théâtre, mais une performance hybride pour explorer l'oeuvre de Bukowski.

 

Alima / Jeudi 14 mars / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Après Monkomarok, puis son duo avec Lone Kent (déjà accueilli au Retour du Jeudi), Alima s'entoure à présent de 3 musiciens pour nous conduire dans un univers personnel, passionant, sensible, poétique, féminin.

Elle nous balade entre ses langues maternelles, l'arabe et le français, auxquelles elle ajoute quelques touches d'anglais. Sa voix est belle, libre, puissante, douce. Ses textes sont des poésies vives, sensibles et spirituelles. Le quatuor conjugue l'intime et les grands espaces.

 

8m3 / Jeudi 21 mars / 18h / Foyer Bâtiment P.Ambic / Gratuit

Jean-Paul Lefeuvre et Didier André présentent deux solos, Ni Omnibus et Chez moi Circus dans le même espace, une scène de 8 mètres cubes, trop petite pour deux artistes... Trop petite pour faire du cirque ? Les deux compères nous prouvent le contraire. Un jongleur se retrouve seul dans sa caravane, assis devant une vieille télévision.

Chez moi Circus retrace la vie de cet artiste. Avec humour et poésie, les objets vont s'animer grâce à lui et autour de lui. Mais tout se passe-t-il vraiment comme prévu ?

Dans Ni Omnibus, cirque et transport sont liés, les quelques mètres cubes de la cabine jouant l'agrès principal, le temps d'un trajet immobile. Le paysage devient intérieur, le moteur musique, les aménagements accessoires, et le bus théâtre.

En partenariat avec la Scène Nationale d'Albi

 

Le Caravage / Jeudi 28 mars / 18 h / Foyer Bâtiment P. Ambic / Gratuit

Ce trio, composé d'un MC, d'une basse et de machines, propose un spectacle brut, dans un réalisme à portée de main. Une poésie retranscrite depuis le maquis, résistante, engagée, dégagée de tous préjugés esthétiques, pour une recherche de l'inattendu, et appuyée de basses bien lourdes, souvent en complément de synthés tranchants...

L'écriture puise dans le caniveau et dans les tripes. Une poésie taillée comme un épieu, entre balade au clair de lune sous l'œil des louves, déclaration d'amour au feu, et réalisme cru, croqué sur BPM... Si violence il y a dans cette esthétique, elle reste empreinte de poussière de voie lactée et d'appel au jugement, parce que mise à distance sur l'autel d'une scénographie. Car l'obscurité enseigne que l'étincelle couve.

www.le-caravage.com/

 

Le Retour des Journées Electriques sur le Campus / Mardi 2, mercredi 3, jeudi 4 & vendredi 5 avril

En partenariat avec le GMEA Centre National de Création Musicale d'Albi-Tarn, dans le cadre de ses Journées Électriques, organisées en coréalisation avec la Scène Nationale d'Albi.

Mardi 2 et mercredi 3 avril / 18 h / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit
Poésie sonore

Diffusion sonore et vidéo de performances de Ghérasim Luca et Bernard Heidsieck. La poésie sonore est une pratique artistique qui met le son, la voix et le souffle au centre des performances textuelles, et parfois n'hésite pas à jouer des ressources de l'enregistrement et du sampling.

Jeudi 4 avril / 18 h / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit
Anne-James Chaton & Andy Moor, performance de poésie électrique

Andy Moor est guitariste, notamment au sein de The Ex et Dog Faced Hermans. Anne-James Chaton est poète sonore. Il travaille la lecture et la mise en sons de mots du quotidien : il lit ce qui lui tombe sous la main (tickets de caisse, relevés de banque ou billets de train), et son ton monocorde, son rythme saccadé en donnent une autre vision : une relecture.

Transfer est consacré au transport et au voyage. Le Journaliste feuillette les rubriques d'un journal : la politique, le fait divers, la bourse, la météo, sont traités à l'aide de matériaux textuels et sonores puisés dans le quotidien de l'information. L'exceptionnel y côtoie l'anodin au gré d'une écriture et d'une composition soucieuses des textures et attentives aux appareils de diffusion. Alors, les grains de micros se multiplient selon les dépêches ; la guitare se transforme quelquefois en radio, et vice versa.

Jeudi 4 avril / 20 h 30 & vendredi 5 avril / 18 h 30 / Ancien gymnase
Sur le seuil, création in situ

Après avoir présenté, notamment, Agamemnon de Rodrigo Garcia et Un obus dans le cœur de Wajdi Mouawad dans le cadre du Retour du Jeudi, la compagnie Flagrants Désirs va créer Sur le seuil au sein même du CUFR JF Champollion. Cette création se fait autour d'un texte de l'auteure espagnole Angelica Liddell, Mais comme elle ne pourrissait pas...Blanche-Neige, écrit suite à la tuerie de l'école de Beslan en septembre 2004.

Dans cette fable où l'espace et le temps sont fictifs (mais où, cependant, tous les événements décrits sont basés sur des faits réels), la guerre a évolué de sorte que les victoires et les défaites aient à voir avec des massacres d'enfants et non avec la lutte entre armées.

Billetterie Journées électriques assurée par la Scène nationale d'Albi. Gratuit pour les étudiants.

 

Le Livre de l'intranquilité de Pessoa / Jeudi 11 avril / 18 h / Foyer, bâtiment Pascal(e) Ambic / gratuit

Lecture percussive / Lecture : Alain Cornuet. Batterie : Eric Boccalini.

Fernando Pessoa nous parle d'un monde intérieur poétique, mouvant, musical, parcouru sans cesse de courants contradictoires, comme l'est son écriture. Pour faire résonner cette poésie, cette musique, ces contradictions, dans ces phrases tantôt lancinantes, tantôt presque brutales, le comédien Alain Cornuet a trouvé dans la batterie d'Eric Boccalini (par ailleurs duettiste de Kestekop II) la force de percussion subtile et mouvante qui maintient le texte à la hauteur de ses exigences. Les tempos jazzy rythment, appuient ou bousculent la profération.

 

COMPLOT SUR LE CAMPUS # 8 / Mercredi 17, jeudi 18 & vendredi 19 avril / Gratuit et ouvert à tous

Huitième édition pour l'écofestival organisé avec les Comploteurs festifs et les associations du campus. Entre autres, à l'affiche :

Mercredi 17 avril
Garniouze

Rictus, vagabondage poétique

Conçu, mis en scène et interprété par Christophe « Garniouze » Lafargue. Composition et mise au diapason Live : François Boutibou.

Greffé à une armoire de bureau qu'il pousse et traîne tel un Sisyphe des temps modernes, un homme en errance plonge dans les abysses des villes. Il y braille les mots acides des Soliloques du pauvre de Jehan Rictus, poète social du XIXème siècle. Emporté par un mix de sons oniriques qui sort de son meuble de Pandore, il nous donne à entendre son ultime vision du monde, sa misère et sa solitude, se débattant au milieu d'un monde sans cesse en mouvement.

Il jette un regard aiguisé sur le fonctionnement du monde, l'indifférence généralisée des hommes et l'abrutissement collectif. C'est la rencontre magnifiquement noire entre une langue épique au phrasé singulier et l'ère contemporaine, où se confirme que le vent des inégalités qui soufflait dans les moustaches de la IIIème République continue, inlassable, de faire claquer les volets de la France.

Jeudi 18 avril
Miss White & the Drunken Piano, piano bar à géométrie variable

Réunir piano bar, spoken word habité et jazz précis ? La pianiste et chanteuse Marieke, le beatboxer batteur David et le bassiste saxophoniste Martin ne se sont pas posé la question...

Ils ont juste trouvé la réponse : une frontwoman généreuse, entichée de ses deux porte-flingues encravatés, alterne rap goguenard et chant soulful, moments de tendresse alanguie sur un canapé en velours et mandales dans les incisives, immédiateté pop et précision du jazz à papa, faisant tâter de ses ambiances tantôt frauduleuses tantôt envoûtantes. Un ballottement façon douche écossaise, pour servir au mieux les textes, leurs paradoxes surtout, dessiner les décors, donner les clés mais pas les réponses, laisser les fenêtres ouvertes...

www.misswhite.net

Vendredi 19 avril
Electric electric, transe à très haute tension

 

Electric Electric est une densité sonore au service d'une libération physique des corps, la répétition comme un appel à la danse. Leur musique percussive évoque une transe sonique où les éléments polyrythmiques se déploient de manière fulgurante.

Ces trois musiciens influencés par les héros noise post-punk et par certaines têtes de la musique électronique et spectrale, s'amusent autant avec les codes des musiques modernes, comme l'électronique minimale ou le R'n'B futuriste, qu'avec les musiques ancestrales et rituelles.

http://electricelectric.fr

 

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Communication / Culture
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